Instrumentalities Of Flesh - Lp Sept 2024

Review - FW 053-2025

Lp - Instrumentalities Of Flesh

By Rite Of Decay -   01 Sept 2024

Country -  Canada           Note : 8.5


Rite of decay :  Un premier « Rite » réussi

Tout droit sorti des entrailles métalliques de Lévis, Rite of Decay s’impose avec un premier album aussi massif que malsain : Instrumentalities Of Flesh. Dès les premiers coups et roulements de caisse claire, j’ai commencé à hocher de la tête – et dans ce temps-là, c’est bon signe! Cet album met toujours un instrument en avant, et ici, c’est la batterie qui est bien mise à l’honneur.

Sans maison de disque pour dicter leur direction, le trio québécois forge son propre chemin avec une approche brute et sans compromis. Enregistré au Studio Altitude à Québec et soutenu par le gouvernement du Québec ainsi que la ville de Lévis, cet album marque une déclaration brutale : Rite of Decay n’a pas l’intention de rester dans l’ombre.

 

L'album s'ouvre avec Massification Proficiency, une introduction percutante qui donne le ton dès les premiers coups et roulements de caisse claire bien entrainants. La batterie, mise en évidence tout au long du morceau, est accompagnée de guitares puissantes qui ajoutent une touche brutale mais mélodique. Louis-Charles Drolet, derrière les fûts, offre une performance impressionnante qui capte immédiatement l'attention.

La seconde piste, Salazar, poursuit sur cette lancée avec une batterie rapide et une utilisation intense du double bass drum. Les guitares et la basse, jouées respectivement par Alex Guay et Simon-Pier Bussières, apportent un son explosif qui élève l'agressivité du morceau.

Final Chapter of Human Area, troisième titre de l'album, offre un excellent solo de guitare qui met en valeur le savoir-faire technique du groupe.

Vient ensuite Oligopoly (Mania), qui débute avec un blast beat puissant et un changement de tempo bien appuyé par les guitares, renforçant ainsi la dynamique de l'album.

Sur Cryogenic Enslavement, c'est au tour du bassiste et du guitariste de démontrer leur maîtrise instrumentale, notamment avec un excellent solo de basse au milieu du morceau, apportant une dimension plus profonde à l'ensemble. C'est aussi sur ce titre qu'Alex Guay exécute un Pig Scream à la perfection, ajoutant une touche de brutalité vocale impressionnante.

Avec Celestial Invocation, Rite of Decay offre une pause bien méritée après l'intensité des morceaux précédents. Cette pièce de guitare acoustique de 1 minute 20 est une respiration bienvenue, apportant une beauté fragile au cœur du chaos.

L'album se termine en force avec Maelstrom, introduit par une basse fuzzy qui annonce la fin du voyage. À ce stade, on réalise que l'album touche à sa fin... un peu trop tôt. J'aurais bien aimé que cette ride dure plus longtemps, au moins trois stations de plus!

Une mention spéciale au chant d'Alex Guay, puissant et bien défini tout au long de l'album, sans jamais être noyé dans le mix.

Appréciation personnelle

Cet album fut une belle découverte et m'a donné envie de le réécouter dès la première écoute. Instrumentalities Of Flesh frappe fort avec une production soignée et un équilibre parfait entre brutalité et mélodie. Les musiciens livrent une performance impressionnante, mais une mention spéciale revient à Louis-Charles Drolet, dont la batterie domine plusieurs morceaux avec une précision et une puissance redoutable. Chaque piste a son propre caractère, maintenant une intensité constante du début à la fin.

 

Conclusion

Rite of Decay prouve avec Instrumentalities Of Flesh qu'il a tout ce qu'il faut pour se faire une place dans la scène metal. Une exécution solide, un mixage efficace et une énergie brute qui ne laisse aucun répit – cet album est un vrai régal pour les amateurs du genre. Avec une note de 8.5/10, il marque un excellent départ pour ce trio québécois qui mérite d'être suivi de près.

Avez-vous écouté cet album? Partagez vos impressions et dites-moi quel morceau vous a le plus marqué! 🤘


Patrick PPO Auger                                                                       

03 - 03 -  2025      

 

 

 


 

Editor

Drakardark

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