Review - FW 083-2025
By Disembodiment - 15 May 2025
Disembodiment : une spirale infernale

Introduction
Sorti tout droit des profondeurs de Sherbrooke, le groupe Disembodiment revient avec son tout premier album complet, Spiral Crypts, une offrande brutale de death metal pur et dur qui ne laisse aucune place à la lumière. Formé en 2020, le quatuor frappe fort avec huit titres d’une lourdeur abyssale, alliant chaos et maîtrise technique avec une précision chirurgicale. Un album pensé comme une descente dans les ténèbres, où chaque morceau semble suivre une progression narrative vers l’apocalypse.
Description de l’album
Dès les premières secondes de Morbid Infestation, on se sent projeté dans un réveil infernal. Une image nous vient en tête : le chalet, les mouches, l’infestation, le cauchemar. La lourdeur et la violence de l’introduction nous saisissent, comme si quelque chose de morbide remontait du plus profond de nos entrailles.
Stygian Overture poursuit cette ambiance suffocante. On sent que Disembodiment ne fait aucun compromis – la noirceur est totale. C’est ici qu’on comprend que le groupe ne plaisante pas : Spiral Crypts n’est pas une simple collection de chansons, mais une véritable œuvre cohérente, où chaque piste contribue à un tableau global.
Avec le morceau-titre Spiral Crypts, on entre dans une spirale infernale. Le tempo s’emballe, le chaos s’installe, jusqu’à un moment de répit en milieu de piste, presque trompeur, avant de replonger dans une agonie sonore parfaitement maîtrisée.

Putrefaction débute par un vocal féroce de Mathieu Breton, suivi d’un blast beat ravageur signé Éric Choquette. Ce titre représente une forme de sommet dans la violence, une sorte de déclaration de guerre sonore. L’album ne relâche pas la pression.
Sur Larval, le décor est post-apocalyptique. Disembodiment a tout ravagé sur son passage. Puis, dans une ambiance semi-rapide, la musique reprend une certaine forme de vie. Un death metal bien structuré, appuyé par une performance solide de tous les membres, particulièrement la basse de Carl Choquette.
Le morceau Infected to Rot démarre avec une rafale de blast beats, mais à mi-parcours, c’est la basse qui prend le relais. Un changement de tempo apporte un moment de calme trompeur… juste avant que la lourdeur démoniaque ne frappe à nouveau.
Les deux derniers titres, Unknown Origin et Sentient Inorganic Mess, viennent clore cette spirale sonore avec la même formule implacable : des rythmes effrénés, des riffs tranchants, une voix gutturale dominante, le tout livré avec rigueur et conviction. L’apocalypse est consommée.
Appréciation personnelle
Disembodiment est un groupe qui maîtrise avec brio l’art du rythme et de la brutalité. Leur musique frappe avec une violence inouïe, mais toujours bien encadrée par une structure solide. Les amateurs de death metal pur et sans compromis seront ravis par cette offrande noire et puissante. Pour ma part, je donne une note de 9 sur 10, tout en essayant encore de me remettre de mes émotions.
Conclusion
Avec Spiral Crypts, Disembodiment prouve qu’il fait partie des groupes à surveiller de la scène québécoise extrême. Une œuvre intense, cohérente, et sans pitié.
Et vous, avez-vous survécu à cette spirale de brutalité?
Faites-moi part de vos impressions et n’oubliez pas de lire toutes mes chroniques chaque semaine!

14 - 07 - 2025

Editor