Waking Nightmare - April 2025

Review - FW 070-2025

Ep - Walking Nightmare

By Burning The Oppresor -   18 April 2025

Country -  Canada           Note : 8.5


Headbanger à 3h00 du mat

Comme je suis souvent victime d’insomnie, mes critiques d’albums naissent généralement au beau milieu de la nuit. Et cette fois, c’est Waking Nightmare, le cinquième album de Burning the Oppressor, qui m’a tenu éveillé… pour les meilleures raisons. Dès les premières notes, ma tête s’est mise à hocher sans retenue. Quoi de mieux qu’un bon death metal engagé pour commencer la journée quand tout le monde dort encore ? Le groupe de Montréal frappe très fort avec cet album, livrant une œuvre puissante et sans compromis.

Avant de plonger dans le cauchemar musical que propose cet album, voici les artisans de ce chaos parfaitement orchestré. Burning the Oppressor, formé à Montréal en 2012, compte aujourd’hui cinq membres solides qui savent tirer leur épingle du jeu :
Kevin Bordeleau à la voix, JF Roy et Frédérick Moureau-Dufour aux guitares, Vincent Benoît à la basse et Sam Venne à la batterie.
Le groupe livre ici une performance impressionnante, où chaque musicien a sa place et son moment. Les guitares se répondent avec des riffs mélodiques qui se complètent à merveille, tandis que la basse et la batterie forment une fondation rythmique solide et bien ancrée. Le chant, puissant et bien en place, réussit à percer à travers le mur de son sans jamais se perdre.

C’est en observant la pochette du CD que j’ai lancé l’écoute, attiré par cet artwork sombre et évocateur. Dès les premières secondes, une chose saute aux oreilles : le mix est propre. Très propre. Chaque instrument trouve sa place, et on distingue clairement les guitares, la basse, la batterie et la voix. C’est un plaisir d’écoute rare dans un style aussi intense. Le tout est à la fois lourd, précis et parfaitement maîtrisé.

L’album Waking Nightmare s’ouvre et se referme sur une magnifique mélodie de piano. Une touche douce et inattendue dans un univers aussi brutal, qui sert d’intro et d’outro avec beaucoup de classe. Mais ne vous y trompez pas : à peine cette intro terminée, la tempête s’abat dès la deuxième chanson, Slayer Princess. Le death metal s’y déchaîne sans retenue, porté par un vocal rempli de hargne qui frappe dès les premières secondes.

Le troisième titre, Animal, ne perd pas de temps non plus. Il débute en force avec un excellent beat de batterie, rapidement suivi d’une attaque en règle sur la cymbale china. La batterie est ici au premier plan et brille tout au long de la pièce.

La quatrième chanson, Explode, porte bien son nom : tout y éclate, tant dans l’intensité du vocal que dans les backs vocals. Le chanteur crache sa rage à pleins poumons, appuyé par une section rythmique toujours aussi solide.

Plus loin, Suffocation est complètement dominée par un blast beat sans relâche. Le batteur Sam Venne s’y démarque brillamment, imposant une cadence féroce du début à la fin.

Ce début d’album met la table pour le reste : une suite de titres puissants, toujours bien ancrés dans un mélange efficace de death et de hardcore metal, sans jamais tomber dans la redite.

Enfin, l’album se conclut sur Silence, une pièce marquante qui propose de très bons solos de guitare. La mélodie de piano revient alors clore le cauchemar avec la même élégance qu’à l’ouverture, bouclant la boucle d’un album intense et bien structuré.

 

Appréciation personnelle

J’ai adoré cet album. Waking Nightmare est une œuvre très bien produite et réalisée avec soin. On y retrouve une belle variété de riffs et de rythmes, ce qui empêche toute monotonie. Chaque chanson a sa propre personnalité tout en conservant une cohérence d’ensemble. Burning the Oppressor frappe très fort avec ce cinquième long jeu, prouvant qu’ils savent encore se renouveler tout en gardant leur identité bien ancrée dans le death metal engagé.

 

Clôture

Avec Waking Nightmare, le groupe montréalais confirme qu’il mérite sa place parmi les grands noms du metal extrême québécois. Des compositions solides, une production sans faille, et une intensité constante du début à la fin.
Ma note : 8.5/10.

Et vous, êtes-vous prêts à vivre ce cauchemar sonore les yeux grands ouverts ?
Si vous ne connaissez pas encore Burning the Oppressor, c’est le moment parfait pour plonger dans leur univers.
Bonne écoute, et n’oubliez pas de jeter un coup d'œil aux autres critiques disponibles ici.


Patrick PPO Auger                                                                       

05 - 05 -  2025      

 

 

 


 

Editor

Drakardark

 

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