Review - FW 063-2025
By The Death Wheelers - 07 Mars 2025

Le moteur gronde, la fuzz rugit : The Death Wheelers en pleine extase
Ils ont littéralement roulé leur bosse depuis 2015, sur la route poussiéreuse du stoner et du doom, casque sur la tête et guitare à la main. The Death Wheelers, quatuor instrumental de la ville de Québec, est de retour avec The Ecstasy of Möld, leur quatrième album complet, sorti le 7 mars 2025 sous l’étiquette Riding Easy Records. Inspirés par l’univers des motards, les membres de la bande — Max “The Axe” Tremblay à la basse, Jean-Michel Perrier à la batterie, Hugo “Red Beard” Bertacchi à la guitare 1 et Édouard Desaulniers à la guitare 2 — livrent ici un hommage fuzzé et rugissant à la route et à la liberté. Leurs riffs lourds, leurs harmonies planantes et leurs rythmes bien roulés nous transportent dans un monde où chaque chanson est une virée en pleine puissance.
Description des chansons / style musical
The Ecstasy of Möld est un album instrumental — et une fois plongé dedans, on n’en ressent absolument pas le besoin d’une voix pour compléter l’expérience. Les guitares effrénées et la batterie omniprésente occupent tout l’espace, s’imposant naturellement là où un chanteur aurait pu se glisser. Dès la première pièce, le ton est donné : un hommage vibrant au vieux rock, à l’énergie brute du stoner et aux routes poussiéreuses qu’on avale casque baissé.
Les guitares, toujours planantes, flirtent avec des harmonies dignes des plus grands trips psychédéliques. Elles ne cessent de dialoguer d’un morceau à l’autre, portées par une vraie symbiose entre Hugo "Red Beard" Bertacchi et Édouard Desaulniers. Cette dualité en parfaite harmonie donne toute sa couleur au disque. Pendant ce temps, Jean-Michel Perrier fait briller sa ride et martèle ses cymbales avec intensité, leur imposant un travail de tous les instants qui propulse chaque titre avec puissance.

Le titre éponyme, "The Ecstasy of Möld", est sans doute la piste la plus rythmée et la plus rock de l’album. Du début à la fin, elle claque fort : la basse bien grasse de Max "The Axe" Tremblay groove avec autorité, la batterie cogne sans retenue, et un interlude plus lent casse le rythme pour nous plonger dans un passage planant et psychédélique. Le morceau se termine d’ailleurs sur cette note flottante, presque hypnotique, comme une descente lente après un trip bien chargé.
"Bleu Nuit (Les Plaisirs de la Chair)" retient aussi l’attention avec une introduction à la basse fuzzée qui pose d’emblée une atmosphère lourde et enveloppante. Ce grondement saturé reste présent tout au long du morceau, donnant une base stable et crue aux guitares plus libres, qui s’épanouissent autour.
Enfin, "Get Laid to Rest" ouvre avec des riffs qui rappellent presque Iron Maiden, avec un groove à la ride qui évoque le style de Nicko McBrain. Le morceau démarre sur les chapeaux de roues avant de ralentir progressivement, pour s’étendre en un voyage planant dans la meilleure tradition du stoner doom.
En un peu plus de trente minutes, cet album passe à la vitesse de la lumière. Une virée intense, mais parfaitement dosée.
Appréciation personnelle
Comme mentionné plus tôt, les 30 minutes de l’album filent à toute allure — et c’est franchement bon signe. On se laisse emporter sans jamais s’ennuyer, porté par une mer de fuzz bien dosée, que ce soit dans les guitares ou la basse. Les riffs gras s’enchaînent en parfaite harmonie, et la batterie offre une performance solide et constante, avec juste ce qu’il faut d’intensité et de groove pour garder le moteur bien huilé.
La virée proposée par The Death Wheelers se fait sans accroc : on a l’impression de rouler sans casque, les cheveux au vent, le regard perdu dans un horizon désertique. L’écoute devient presque une expérience sensorielle, bercée par des passages planants et psychédéliques qui nous transportent loin du quotidien. C’est une invitation à la liberté, à lâcher prise, à rouler pour rouler.
Clôture
The Ecstasy of Möld est une escapade instrumentale bien rodée, faite pour ceux qui aiment la route, les ambiances rétro-psychédéliques et le son cru d’un groupe qui carbure à l’intensité. Avec ses guitares en parfaite harmonie, sa basse grondante et une batterie qui mène la cadence, l’album trouvera sa place autant dans les écouteurs d’un motard solitaire que dans la collection d’un amateur de stoner rock bien senti.
Note finale : 7.5/10
Et vous, avez-vous déjà pris la route au son d’un album instrumental aussi libre que sauvage?
Montez le volume, oubliez le casque, et venez lire la chronique complète pour embarquer dans le trip.

07 - 04 - 2025

Editor