Lower form resistances - LP Janv 2024

Review - FW 047-2025

Lp - Lower Form Resistances

By Dissimulator -   24 Jan 2024

Country -  Canada           Note : 9.0


Un assaut implacable dès la première note

Il y a des albums qui prennent leur temps pour installer une atmosphère… et puis il y a Lower Form Resistance de Dissimulator, qui ne laisse aucune chance à l’auditeur de souffler avant de l’écraser sous une avalanche sonore. Dès l’intro de la première chanson, l’assaut est total : un déferlement brutal qui claque en plein visage, une attaque frénétique de hi-hats, un riff de guitare accrocheur et une basse qui cogne avec une intensité implacable. Ça faisait longtemps qu’un début d’album ne m’avait pas autant projeté sur le bout de ma chaise, et si cette ouverture est un présage de ce qui nous attend pour la suite, alors on est en présence d’un album qui risque de marquer les esprits.

Un chaos maîtrisé : analyse des morceaux

Après l’assaut frontal de l’intro, Neutral Hack enfonce le clou avec une attaque sans concession. Une déferlante de blast beats, une variation de tempo bien sentie, et une intensité qui ne faiblit jamais. La brutalité est là, sans compromis.

Avec Warped, on garde la même intensité, mais cette fois, la batterie prend encore plus d’espace. Un jeu ultra-dynamique, rempli de fills et de changements de tempo, des breaks écrasants… Philippe Boucher livre une performance massive qui élève la chanson à un autre niveau.

Puis vient Outter Phase, un tournant dans l’album. C’est la première piste qui ne démarre pas par une agression immédiate. À la place, une introduction en français, un choix intéressant pour un groupe de Montréal qui a sorti cet album le 26 janvier 2024. Mais ne vous y trompez pas : une fois l’intro passée, le chanteur prend le contrôle et domine la chanson avec une puissance vocale implacable, soutenu par une section rythmique imparable :

  • Antoine Daigneault à la basse,
  • Claude Leduc au chant et à la guitare,
  • Philippe Boucher à la batterie.

Automoil enfonce l’accélérateur avec un rythme effréné et un solo de guitare tranchant. La combinaison entre rapidité et technicité fait clairement écho aux grands noms du genre.

Le premier vrai moment de répit arrive avec Cybermorphism / Mainframe. Une intro plus calme à la guitare qui permet, pour la première fois, de souffler un instant. Mais ça ne dure pas : très vite, la batterie explose et relance l’assaut avec un son infernal et un rythme fracassant. La tempête continue avec une intensité renouvelée.

Et pour finir, Hyperline Underflow et Lower Form Resistance viennent sceller l’album avec une correction auditive totale. Pas de compromis, pas de demi-mesure : ces deux derniers morceaux poussent la formule jusqu’à ses limites, dans un déluge sonore aussi frénétique que précis.

Appréciation personnelle : un coup de poing auditif maîtrisé

Dès les premières secondes, Lower Form Resistance m’a donné des frissons – signe infaillible que j’étais sur le point de découvrir une véritable claque sonore. L’intensité ne faiblit jamais, portée par un rythme effréné du début à la fin. Que dire aussi de la performance des musiciens ? Impeccable. Chaque membre du groupe livre une exécution sans faille, du jeu de batterie explosif à la guitare tranchante, en passant par une basse imposante et une voix implacable.

L’album est si bien rythmé que les 41 minutes passent en un éclair, comme si l’expérience durait à peine la moitié de ce temps. Dissimulator prouve ici qu’ils sont un fier représentant du black metal québécois, sans rien envier aux grands noms de l’industrie. Avec Lower Form Resistance, ils livrent un album aussi intense que captivant, qui prouve une chose : le Québec sait faire du black metal de haut niveau.

Conclusion : un black métal québécois à son apogée

Avec Lower Form Resistance, Dissimulator ne fait aucun compromis. L’album est un assaut implacable, porté par une intensité de tous les instants et des musiciens au sommet de leur art. Aucun temps mort, aucune baisse de régime : juste 41 minutes de pure dévastation sonore qui filent à toute vitesse.

En combinant technicité, puissance et ambiance suffocante, Dissimulator prouve qu’ils méritent leur place parmi les grands noms du genre. Lower Form Resistance n’est pas juste un bon album de black metal : c’est une déclaration de guerre sonore qui place le groupe comme un incontournable de la scène québécoise.

Ma note : 9/10.

Et vous, avez-vous déjà écouté Lower Form Resistance ? Quelle chanson vous a le plus marqué ?


Patrick PPO Auger                                                                       

10 - 02 -  2025      

 

 

 


 

Editor

Drakardark

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